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Faculté de médecine dentaire
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Directeur de recherche

  • Pierre Blanchet

Coordonnées

T : 514 343-7126
F : 514 343-2111

Adresse géographique

Université de Montréal
Pavillon Paul-G.-Desmarais
Locaux : 4143
2960, chemin de la Tour
Montréal (Québec)  H3T 1J4

Adresse postale

C.P. 6128, succursale Centre-ville
Université de Montréal
Montréal (Québec)  H3C 3J7

Laboratoire de neuro-psychopharmacologie expérimentale des mouvements anormaux

Introduction

Le laboratoire se situe au Pavillon Paul-G.-Desmarais. Des espaces sont aussi disponibles au CHUM et à l’Hôpital Louis-H. Lafontaine pour la recherche clinique.

Équipe

Personnel

  • Louise Normandeau, infirmière
  • Marie-Thérèse Parent, technicienne

Étudiants

  • Pierre-Luc Gilbert-Tremblay (Psychologie, UQAM) – co-direction
  • Souha Mahmoudi (Pharmacie) – co-direction
  • David Mongeon (Kinésiologie) – co-direction

Thèmes de recherche

  • Changements dans la cascade de signalisation des circuits dopaminergiques en cours de neuroleptisation chronique et corrélation avec la dyskinésie médicamenteuse
  • Rôle du facteur transcriptionnel orphelin Nur77 dans la dyskinésie médicamenteuse
  • Caractérisation du sommeil et du seuil douloureux dans le syndrome parkinsonien tardif post-neuroleptisation et corrélation avec l’intégrité de la circuiterie nigro-striée
  • Contribution de facteurs bucco-dentaires périphériques dans l’expression de la dyskinésie médicamenteuse bucco-faciale

Description des projets de recherche

Le laboratoire s'intéresse aux pathologies des ganglions de la base du cerveau et aux troubles du mouvement qu'elles engendrent, tant les affections oro-motrices de nature hyperkinétique que hypokinétique. Les désordres oro-mandibulaires dits hyperkinétiques consistent en la présence de mouvements répétitifs excessifs sans finalité touchant la langue, les lèvres et la mâchoire. Ils peuvent réaliser des mouvements variables de pincement, moue, rétraction, claquement ou succion des lèvres, des mouvements vermiculaires ou encore de léchage ou de protraction de la langue, ou un mâchonnement avec ou sans grincement des dents. Ils peuvent être plus finement caractérisés selon la phénoménologie dominante des manifestations : dystonie, dyskinésie, stéréotypie et bruxisme de forme diurne et nocturne. Le terme “tics”, parfois incorrectement utilisé pour désigner l’ensemble des mouvements involontaires anormaux, réfère plus spécifiquement à des mouvements brusques stéréotypés et suppressibles.

La dyskinésie buccale se caractérise par des mouvements involontaires sans finalité, irréguliers, répétitifs touchant les lèvres, la langue et les muscles de l’appareil manducateur, d’où le terme utilisé de “syndrome bucco-linguo-masticatoire”. Elle survient dans une variété d’affections neurologiques. En comparaison à d’autres types de mouvements hyperkinétiques, elle apparaît plus volontiers liée à une prise médicamenteuse offensante comme un neuroleptique ou un agent antiparkinsonien.

A l’opposé du spectre des désordres hyperkinétiques, les manifestations hypokinétiques se caractérisent par une pauvreté et un ralentissement des mouvements et sont typiquement rencontrées dans le syndrome parkinsonien (maladie de Parkinson en particulier). Le retentissement de ces déficits au niveau de la sphère oro-mandibulaire entraîne une perte des automatismes (mimique faciale peu expressive, clignements et déglutitions spontanées moins fréquents), des mouvements volontaires d’amplitude et de vitesse réduites, un tremblement de repos oro-mandibulaire lent, une dysphagie problématique surtout avec l’évolution de la maladie. La thérapie orale de remplacement avec le précurseur L-dopa, qui rétablit de façon partielle la neurotransmission dopaminergique, induit des mouvements dyskinétiques chez au moins les deux-tiers des patients traités, entraînant des mouvements involontaires qui touchent souvent la musculature crânio-cervicale pour ressembler à la dyskinésie tardive post-neuroleptisation (antipsychotique). La douleur est de nos jours reconnue comme étant une plainte fréquente des sujets souffrant de la maladie de Parkinson, touchant jusqu’aux deux-tiers des cas. Des travaux récents ont révélé l’existence d’un seuil douloureux abaissé dans la maladie en comparaison aux sujets volontaires sains du même âge.

La recherche appliquée menée dans le laboratoire vise à mieux comprendre les désordres induits par les médications dopaminergiques et à faire la translation entre la pathophysiologie et la thérapeutique, dans une perspective à la fois fondamentale et clinique. Elle utilise un modèle animal pour caractériser les mécanismes centraux contribuant à l'induction de la dyskinésie médicamenteuse. Le chercheur pilote aussi des essais cliniques dans le but notamment d’étudier l’impact de doses élevées d’acides gras oméga-3 (acide docosahexanoïque) pour soulager la dyskinésie tardive. Une autre étude vise à déterminer la contribution de facteurs bucco-dentaires périphériques dans l’intensité des mouvements involontaires anormaux exprimés par les patients avec dyskinésie tardive, et le potentiel de la réhabilitation prothétique dans le soulagement de cette condition. Une autre étude a pour objectif d’évaluer les caractéristiques cliniques motrices et non motrices du parkinsonisme tardif persistant associé à la prise chronique de la médication antipsychotique et caractériser la densité des terminaisons nigrostriées dans le cerveau. Des mesures non motrices du sens olfactif, du seuil de perception de la douleur et du contrôle de l’atonie en sommeil paradoxal sont analysées. Ces mesures sont corrélées aux résultats de deux examens de neuro-imagerie par tomographie à émission de positons (PET scan) utilisant un radio-traceur se liant aux terminaisons nigro-striées et un autre traceur se liant aux récepteurs dopaminergiques de type D2. L’étude devrait permettre de mieux comprendre le cadre clinique du parkinsonisme tardif et les mécanismes en cause, et favoriser un meilleur traitement des personnes atteintes.

Techniques utilisées

  • Évaluations cliniques (neurologiques, bucco-dentaires, mouvements, cognitives)
  • Échelles motrices validées
  • Questionnaires
  • Enregistrements polygraphiques (Dr Lavigne, Dr Gagnon – Hôpital du Sacré-Cœur)
    • Électroencéphalogramme (EEG)
    • Électrocardiogramme (ECG)
    • Électrooculogramme (EOG)
    • Électromyogramme (EMG)
    • Respiration
  • Évaluations olfactives (seuil, discrimination)
  • Évaluation du seuil douloureux et du phénomène de sensibilisation avec une thermode
  • Études de neuro-imagerie par tomographie à émission de positons (Dr Soucy – Institut Neurologique de Montréal)
  • Études de spectroscopie par résonance magnétique (Dr Boulanger – CHUM)
  • Mesures biochimiques (Dr Moreau; Dr Di Paolo, Dr Julien – CHUL)

Projets en cours financés

Caractérisation pharmacologique et moléculaire de la dyskinésie tardive buccale et des membres chez le singe exposé à une médication antipsychotique (IRSC).

Étude de paramètres non moteurs et d’imagerie chez les sujets schizophrènes avec parkinsonisme tardif (IRSC).

Essai à répartition aléatoire, à double insu, contrôlé par placebo, évaluant l’efficacité  de suppléments oméga-3 enrichis en acide docosahexanoïque (ADH) sur la dyskinésie tardive (NARSAD).

Intégration sensorielle et adaptation motrice dans la maladie de Parkinson (Société Parkinson du Canada; Chercheur principal: J. Messier).

L’impact de la co-morbidité sur la cognition et le comportement chez des adultes et des enfants avec le syndrome de Gilles-de-la-Tourette (IRSC; Chercheurs principaux : K. O’Connor/M.E. Lavoie)

Étude exploratoire sur la corrélation entre les indices de santé bucco-dentaire et l’intensité de l’expression de la dyskinésie buccale tardive chez les patients prenant des neuroleptiques.

Publications

Vous trouverez la liste des publications du directeur de recherche sur cette page :

Collaborateurs

  • Dr Marc-André Bédard (Psychologie, UQAM)
  • Dr Yvan Boulanger (Radiologie, CHUM)
  • Dre Thérèse Di Paolo (Centre de Recherche du CHUL)
  • Dr Christian Duval (Kinanthropologie, UQAM)
  • Dr Jean-François Gagnon (Psychiatrie, Hôpital du Sacré-Coeur)
  • Dr Philippe Girard (Médecine dentaire)
  • Dr Pierre Julien (Centre de Recherche sur les Maladies Lipidiques du CHUL)
  • Dr Claude Lamarche (Médecine dentaire)
  • Dr Gilles Lavigne (Médecine dentaire)
  • Dr Marc E. Lavoie (Psychiatrie, Centre de Recherche Fernand-Seguin)
  • Dr Daniel Lévesque (Pharmacie)
  • Dre Julie Messier (Kinésiologie)
  • Dr Claude Monette (Médecine dentaire)
  • Dr Alain Moreau (Médecine dentaire)
  • Dr Kieron O’Connor (Psychiatrie, Centre de Recherche Fernand-Seguin)
  • Dr Stéphane Potvin (Psychiatrie, Centre de Recherche Fernand-Seguin)
  • Dr François Richer (Psychologie, UQAM)
  • Dr Jean-Paul Soucy (Radiologie, CHUM; Institut Neurologique de Montréal)
  • Dr Emmanuel Stip (Psychiatrie, Centre de Recherche Fernand-Seguin)

Autres

  • HPLC, histochimie, autoradiographie, production de sondes d’ARNc, hybridation in situ simple ou double (Dr LÉVESQUE – Pharmacie, UdeM)

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